En décembre, David Lynch nous a permis d’interroger la particularité du fantasme, dans sa capacité à mettre en branle, à déchaîner, l’intensité d’affect désorganisé et énigmatique qui caractérise le sexuel à travers une image toujours fragmentaire, composée d’éléments hétéroclites, tant visuels qu’auditifs, tactiles, olfactifs, sensuels.

Pour poursuivre notre exploration du statut de l’image, nous avons voulu inverser l’objectif lors de la séance du 6 février à travers une oscillation du zoom, du fragment au contexte, de la figuration à l’image, à travers le jeu des regards et des reflets, du zoom-in et du zoom-out, avant et arrière, qu’Antonioni propose dans Blow-up.

La durée de projection, beaucoup plus courte, nous permettra de discuter en détail de la tension que propose cette séquence, de Lynch à Antonioni.